Croissance externe en période de crise : une stratégie gagnante ?
Vendredi 20 février 2009 à 5:06
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La Chambre de Commerce et d’Industrie de Maine-et-Loire et le CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) organisent une table-ronde le mercredi 25 février 2009 à 18h00 à Eurespace- Formation, rue Eugène Brémond à Cholet.
Le thème : “Croissance externe en période de crise : une stratégie gagnante ?”
“Les périodes de crise sont propices aux rachats d’entreprises. Difficultés des concurrents, cédants qui trouvent difficilement des acheteurs faute de financements, sollicitations directes… Que de possibilités pour un chef d’entreprise qui veut faire de la croissance externe ! Mais attention à l’erreur de stratégie, les synergies espérées ne sont pas toujours au rendez-vous”.
bidouille , le 24/02/2009 Ã 22:11 : #1
Face à la crise, proposer de relancer la croissance pour s’en sortir est une fuite en avant, Tant une relance par l’investissement que par la consommation sont déraisonnables… Il faudrait plutot proner chez les citoyens la reconquête de la raison, de la mesure, de la préservation et des fondamentaux…
En fait il n’y a rien à relancer, notre système étant foireux!
Les clés seraient surement plutôt dans une décroissance contrôlée (où une croissance basée sur la seule démographie et/ou les ressources disponibles), ainsi, externaliser la croissance revient à repousser et étaler le problème pour mieux sauter après… L’offre doit enfin correspondre à la demande et ne plus la dépasser pour que le système soit stable… Il nous faut assumer un changement paradigmatique, cette crise n’est pas une simple alerte mais l’annonce que notre modèle est en dysfonctionnement… La crise ne s’arrêtera surement pas en utilisant des mesures qui l’entretiennent car notre système en l’état n’est simplement pas ‘entropiquement’ pas viable
CiterJean Philippe , le 25/02/2009 Ã 9:02 : #2
Pour compléter les propos de Bidouille, je dirais qu’il faut revenir à une économie plus transparente. Qui est capable de dire la vraie valeur de ce qui est vendu? Est-ce le prix auquel le consommateur peut acheter, est-ce le prix de la rémunération du travail qu’il a fallu pour le produire, est-ce le prix issu des enchères mondiales?
Actuellement, à la surface de la terre, on transporte des marchandises d’un point à un autre pour les réexpédier et encore les réexpédier. Relacer la machine, est-ce que cela n’a pas comme conséquence de toujours plus faire voyager les productions. Est-ce cela que nous voulons.
Le système n’est effectivement pas “entropiquement’ viable, car on émiette la nature d’un produit, on dégrade sa production, en perdant l’information qui permettrait de mieux gérer les choses.
C’est pourquoi il faut relocaliser les économies, c’est à dire raccourcir les distances entre lieu de production et lieu de consommation. Il faut aussi valoriser les entreprises utilisatrices de main d’oeuvre et peu consommatrices de matières premières.
Propositions :
* mettre une TVA Ã 0% sur tous les produits de consommation courante. (-> baisse du prix des produits de base).
* Faire financer partiellement la CSG par l’état.
* Faire réaliser un bilan carbone des productions, servant à moduler la TVA.(-> baisse des prix de produits fabriqués en à proximité).
* Suspendre les aides à l’exportation.(baisse des ventes à l’étranger, gains pour le budget de l’Etat)
* taxer les importations entrant en concurrence avec les produits nationaux (hausse du budget de l’état).
Par ailleurs, il faudrait favoriser toutes les initiatives visant à développer les productions locales et les structures relevant de la convivialité (commerces de proximité, AMAP, productions bio, réparateurs, )et décourager tout ce qui nécessite des transports et ennuis inutiles (les produits fabriqués doivent être réparables).
Conséquences de tout cela : légères créations d’emploi, réduction du déficit de l’état, légère augmentation des revenus nets, légère diminution des prix des produits de base.
De nombreuses autres propositions existent , mais nécessitent une approche plus globale.
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